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Émotions et apprentissage: l’impact des habiletés affectives 😊😳🤭

  • Photo du rédacteur: Laure Brienza
    Laure Brienza
  • 2 déc. 2024
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 5 mars

Et si l’apprentissage ne dépendait pas uniquement des capacités intellectuelles ?


La progression dans les apprentissages ne repose pas uniquement sur ce que l’élève sait ou peut faire, mais aussi sur ce qu’il ressent. Quand un jeune est démotivé, frustré ou ne trouve pas de sens à une tâche, ses performances en pâtissent, même s’il possède les compétences cognitives nécessaires. C’est autant une affaire de tête que de cœur !


Prenons un exemple :

Lorsque je me mets au travail bien que je n'en aie pas envie, je mobilise mes habiletés affectives. Idem, quand je persévère alors que mes émotions me dictent d'abandonner. Cette « négociation » avec les émotions influence l’état d’esprit avec lequel j’aborde l'apprentissage: elle peut le favoriser, ou au contraire l'entraver. Ce sont ces compétences qui m’aident à gérer mes émotions et à rester engagé dans la tâche, même quand elle devient difficile.


Ignorer cette dimension émotionnelle revient à laisser une grande partie du potentiel de l’élève inexploité.


Les processus affectifs ou motivationnels ne sont pas secondaires : ils déterminent un état d'esprit qui peut tout autant favoriser que freiner l’apprentissage. En tant que parents ou enseignants, nous pouvons jouer un rôle clé en soutenant non seulement les compétences cognitives de l’enfant, mais aussi sa capacité à gérer ses émotions et sa motivation.


5 pistes concrètes pour aider l'élève à mobiliser ses processus affectifs :


  1. Se motiver et se mettre en projet

    Aidons-le à définir des objectifs clairs et atteignables seul, afin de renforcer son sentiment d'efficacité personnelle.

    • Astuce : découper une tâche complexe en plusieurs étapes mesurables et accessibles permet d'ancrer sa motivation tout en évitant le découragement.


  2. Déployer des efforts et rester focalisé

    Faisons attention à son attention, car la concentration est une ressource limitée et indispensable à un apprentissage efficace.

    • Astuce : utiliser un minuteur pour canaliser le temps d'attention et valoriser la pause aussi bien que l'effort.


  3. Établir des routines structurées

    Des horaires réguliers et prévisibles réduisent l'anxiété et clarifient les attentes.

    • Astuce : créer un cadre de travail réaliste, d'entente avec l'enfant, puis le respecter sans y déroger.


  4. S’attribuer une réussite ou un échec

    Encourageons-le à analyser ses résultats sans jugement :

    • “J’ai réussi parce que...”

    • “Je n’ai pas bien réussi, mais je sais pourquoi... (et je ferai mieux la prochaine fois !)”

      • Astuce : Poser ces 3 questions métacognitives après une tâche :

        • Qu’est-ce qui a fonctionné ?

        • Que puis-je améliorer ?

        • Comment m’y prendre la prochaine fois ?


  5. Apprécier l’effort et l'atteinte d'un objectif

    Soulignons non seulement la réussite, mais aussi le travail fourni :

    • Astuce : Tenir un journal des progrès pour apprécier l'effort aussi bien que le résultat.


Pourquoi ces stratégies sont-elles efficaces ?

Elles contribuent à créer un cercle vertueux dans lequel l’élève prend conscience de son pouvoir d’agir, ce qui renforce sa motivation. Il apprend également à mieux gérer les émotions qui accompagnent la difficulté — frustration, doute ou découragement — et développe ainsi une forme de résilience. Avec le temps, ces compétences renforcent sa persévérance et sa capacité à rebondir face aux obstacles. Autrement dit, en développant ces habiletés affectives, on donne au jeune des leviers pour faire face aux défis scolaires, mais aussi à ceux de la vie.


Pour aller plus loin, nous vous recommandons cet article scientifique (en anglais), qui approfondit les interactions entre émotions, motivation et apprentissage :




Les émotions influencent fortement l’apprentissage.

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