Évaluation scolaire : pourquoi une note ne suffit pas à expliquer les difficultés d'un élève
- Laure Brienza

- 10 juin
- 2 min de lecture
En écoutant le récent podcast RTS du professeur Raphaël Pasquini consacré à l'évaluation scolaire, une réflexion a surgi.
Beaucoup d'élèves évaluent leur niveau dans une matière (ou même leur propre valeur) à l'aune de leur dernière note.
« 3,5... de toute façon, je suis nul en français. »
« 5,5... Je suis fait pour les maths. »
Pourtant, une note est peut-être à l'apprentissage ce que la douleur est au corps.
Si la douleur est une information précieuse que l'on ne manque pas de considérer, nous savons pour autant qu'elle n'est pas le problème en soi. C'est un témoin lumineux qui attire l’attention, pas la cause du mal.
Elle nous signale de regarder plus loin pour comprendre l’origine, identifier ce qui dysfonctionne, chercher ce qui mérite d’être soigné. Et s'arrêter à cet indicateur sans comprendre ce qui le provoque, risque bien de laisser le problème persister.
L'analogie a ses limites, mais la (mauvaise) note joue un rôle similaire.
Elle indique, à un moment donné, que certaines connaissances ou compétences sont maîtrisées, ou pas encore...
Mais la note reste un indicateur, pas une explication. Le chiffre attire l’attention et en comprendre les raisons offre l’occasion de progresser.
Tant qu'on ne s'arrête pas sur le contenu évalué, la note ou le total de points ne disent pas grand-chose des acquis, des difficultés ou du potentiel de progression d'un élève.
Alors, pour tous ceux qui traversent le tunnel des dernières évaluations, et pour éviter que les mêmes difficultés continuent à se manifester, il peut être pertinent de relire ses anciens tests (indépendamment de la note associée) en se posant notamment quelques questions :
• Qu'est-ce qui m'a déjà « fait mal » ?
• Quelles difficultés ont disparu ?
• Quels points restent fragiles ?
• Quelles erreurs reviennent régulièrement ?
• Quels sont mes progrès quand je compare plusieurs évaluations ?
• Qu’est-ce qui m’a permis de progresser ?
Après tout, pour la prochaine fois, ne gagnerait-on pas à comprendre nos erreurs et nos ressources avant de constater le résultat 😉 ?





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